A la recherche du Baccharis dans le marais salé de la Seudre

Connaissez-vous le Baccharis (Baccharis halimifolia) ? Également appelé « Sénéçon en arbre » ou « Faux-cotonnier », cet arbuste, originaire d’Amérique du Nord, a initialement été introduit en France comme plante ornementale.

Il s’est toutefois répandu dans les milieux naturels où il est désormais considéré comme une espèce exotique envahissante.

En effet, grâce à sa forte croissance et à l’important stock de graines qu’il produit chaque année (jusqu’à 1,5 million de graines par pied !), le Baccharis se développe très rapidement. Son élimination nécessite de respecter un protocole adapté afin de limiter les repousses et d’éviter de le disséminer davantage.

Il se développe sur différents types de sols et affectionne les milieux humides, y compris les zones salées. Sa présence est attestée dans le marais salé de l’estuaire de la Seudre, en rive gauche comme en rive droite. Le Baccharis constitue ainsi une menace pour les écosystèmes fragiles et à la biodiversité remarquable présents sur ce territoire classé Natura 2000. Il profite notamment de l’absence d’entretien des terrains pour se développer : il forme des fourrés denses qui empêchent la pénétration de la lumière et limitent le développement de la flore locale typique. Son implantation entraîne donc la fermeture progressive des milieux, alors moins attractifs pour les oiseaux de marais qui affectionnent les espaces ouverts.

Afin de caractériser sa répartition et son niveau de développement, l’Entente Intercommunautaire pour le marais salé de la Seudre (regroupant la Communauté d’Agglomération Royan Atlantique et la Communauté de Communes du Bassin de Marennes), en partenariat avec le Syndicat Mixte du Bassin de la Seudre vont mener un inventaire du Baccharis sur le territoire. C’est l’un des axes de travail inscrit dans la Feuille de route 2023-2028 pour le marais salé de la Seudre. Cet état des lieux permettra par la suite la définition d’une stratégie de lutte adaptée et la diffusion de préconisations.

Ce travail sera réalisé dans le cadre d’un stage par Tom Berge – Mesnager, étudiant en Licence professionnelle « Environnement Agriculture Paysage et Territoires Ruraux », entre avril et août 2024.

Fort d’une expérience similaire acquise auprès de la Fédération de Chasse de Charente-Maritime, il parcourra le marais équipé de jumelles pour repérer les différents foyers de Baccharis.

Nous vous remercions de lui réserver le meilleur accueil, et vous donnons rendez-vous dans un prochain numéro pour vous partager les résultats de ces prospections.

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