Conformément à la loi n°2002-276 du 27 fév. 2002 relative à la Démocratie de proximité, un espace est réservé à l’expression des groupes politiques municipaux. Les propos publiés dans cette rubrique n’engagent que leurs signataires.
Les tribunes sont consultables dans les éditions du magazine municipal, stockées ici.
Expression du groupe majoritaire “Nouvelle équipe, nouveau cap avec Mariane Luqué”
Commerçants, élus: même objectif pour l’attractivité
Le 29 avril, nous avons ouvert les portes du Lémovice aux c o m m e r ç a n t s e t a c t e u r s économiques de la commune. Pas de salle de conseil, pas de PowerPoint : une soirée vraie, autour d’un verre, place du marché. Parce qu’on ne fait pas de bonne politique locale sans écouter ceux qui font vivre la Ville chaque matin. L’idée était simple : se connaître, s’écouter, instaurer la confiance. Nous sommes convaincus que c’est de ce dialogue-là, direct, sincère, régulier, que naissent les bonnes décisions. Les commerçants connaissent leur clientèle, leurs contraintes, leurs attentes mieux que
personne. Notre rôle est de les entendre, puis d’agir en conséquence, dans l’intérêt du marché et de l’attractivité globale du centre-ville. Les retours ont été chaleureux, directs, constructifs. Les échanges sur l’espace dégustation O’ti Kreol ont notamment permis de prendre le pouls des clients : les habitants apprécient, s’y retrouvent, s’y attardent. C’est exactement ce que nous voulons : un marché qui crée du lien, pas seulement du commerce. Le 6 mai, nous avons réuni spécifiquement les commerçants des halles. Là encore, les échanges ont été très positifs. Des premières actions communes ont été actées et vous en saurez plus dans le prochain numéro. Depuis mars, le « marché en grand » prend ses marques chaque deuxième mardi du mois : une vingtaine de nouveaux exposants, plus d’offres, plus de passages, plus de vie.
Avec un placier dédié depuis janvier, nous mettons les moyens concrets derrière nos ambitions. Car le contexte national et international est difficile et c’est précisément pourquoi nous ne lâchons rien. Soutenir un commerce de quartier, c’est bien plus qu’une question économique: c’est préserver un lieu où l’on se dit bonjour, où l’on prend des nouvelles, où le boucher connaît votre prénom. Un marché vivant, des commerces qui tiennent, ce sont des voisins qui se croisent et se parlent, du lien social qui se tisse naturellement, du vivre-ensemble qui s’entretient. Nous sommes aux côtés des commerçants. Pas de façon ponctuelle, pas seulement lors des temps forts : tout au long du mandat, dans un dialogue continu et constructif. Un marché qui vit, c’est un centre-bourg qui attire, des rues qui s’animent, une commune qui rayonne. C’est ce cap que nous traçons avec vous, commerçants et habitants : construire ensemble une Ville où il fait vraiment bon s’arrêter.
Richard Remérand, conseiller délégué à l’attractivité économique et touristique
Expression du groupe minoritaire “Ensemble vers un avenir meilleur pour Marennes-Hiers-Brouage”
Le patrimoine communal bradé : une habitude qui se confirme
L o r s d u d e r n i e r conseil municipal, u n e d é l i b é r a t i o n nous a été présentée concernant la cession de l’immeuble situé 28 rue Le Terme. Ce bien, comprenant un local commercial et des surfaces complémentaires, a été estimé à 220 000 € par le service des Domaines et à 267 000 € selon notre analyse des transactions récentes. Malgré cela, il est proposé de le vendre pour 165 000 €, soit un écart considérable. Interrogé, le premier adjoint aux finances a lui-même reconnu une « mauvaise opération financière », invoquant la vétusté du bâtiment. Une décision qui illustre, une fois encore, une gestion contestable du patrimoine communal. Veiller à une gestion attentive et rigoureuse des biens publics est pourtant une exigence à laquelle la majorité semble aujourd’hui renoncer. Cet argument ne saurait justifier à lui seul une telle perte pour les finances communales. D’autant que cette décision s’inscrit dans une tendance préoccupante : celle de céder le patrimoine communal à des conditions défavorables, au détriment des intérêts des administrés. À titre de comparaison, d’autres communes font des choix bien différents. À Saint-Pierre-d’Oléron, les anciens ateliers municipaux, pourtant vétustes, ont récemment été vendus 1,8 million d’euros, soit bien au-dessus de l’estimation des Domaines fixée à 1,3 million. Une opération bénéfique pour la commune, permettant de financer de nouveaux équipements. Nous avons proposé une alternative simple : relancer cette vente avec plusieurs partenaires afin d’obtenir une offre plus conforme à la valeur réelle du bien. Cette proposition a été rejetée. Nous regrettons ce choix qui prive la commune de recettes importantes.
Notre groupe restera pleinement mobilisé pour défendre les intérêts financiers
des administrés.
Vincent PAJOT, conseiller municipal de l’opposition